Britomartis est un nom au sens incertain, issu d'un dialecte crétois. L'historien romain Solinus l'a interprété comme "douce vierge", des éléments (brit-) signifiant "doux" et (martis) "vierge". Cependant, d'autres érudits ont relié la première partie au grec (brithys) signifiant "lourd" ou "fort", conduisant à des interprétations alternatives comme "forte vierge". Dans la mythologie grecque, Britomartis était une déesse crétoise associée aux montagnes, aux filets et à la chasse, souvent syncrétisée avec Artémis et la déesse locale Dictynna. Son culte était particulièrement important en Crète, où elle était vénérée comme protectrice des chasseurs et des pêcheurs.
Étymologie
L'étymologie de Britomartis reste débattue. Solinus, dans son Collectanea Rerum Memorabilium, affirmait que son nom dérivait de mots crétois signifiant "douce vierge", opinion soutenue par le lexicographe du Ve siècle Hésychius d'Alexandrie, qui assimilait "britys" à "doux". Une autre explication relie la première partie du nom à la racine grecque 'bri-', comme dans 'briaros' signifiant "fort", suggérant un sens de "vierge puissante". Le second élément, '-martis', est souvent lié à 'parthenos', le mot grec pour "vierge". Le nom est également associé à l'épithète Dictynna, du grec (diktyon) signifiant "filet", en référence à son rôle de déesse des filets de pêche.
Signification mythologique
Dans la mythologie crétoise, Britomartis était une nymphe ou déesse de la chasse, aimée du roi Minos, qui la poursuivit pendant neuf mois. Pour lui échapper, elle se jeta à la mer et fut prise dans les filets de pêcheurs, donnant naissance à son nom de culte Dictynna. Elle était communément identifiée à Artémis et Athéna dans le culte syncrétique, notamment dans les déités Aphaea à Égine et Dictynna en Crète et à Sparte. Britomartis était souvent représentée comme une chasseresse, portant un filet et accompagnée de chiens. Son culte comprenait un sanctuaire célèbre à Olous en Crète, où elle était honorée lors de festivals annuels historiques.
Héritage littéraire
Le nom Britomartis a connu une nouvelle vie à la Renaissance anglaise grâce au poème épique d'Edmund Spenser, The Faerie Queene (1590), où le chevalier Britomart personnifie la vertu féminine et la prouesse militaire. L'héroïne, une variante du nom original orthographiée Britomart, a inspiré des apparitions ultérieures dans l'art et le théâtre, devenant un emblème de chasteté et de justice dans la littérature britannique. Cet emprunt frappant montre comment les noms anciens peuvent changer de contextes.
- Signification : "Douce vierge" (Solinus) ou "forte vierge"
- Origine : Grec crétois, peut-être d'une source pré-grecque inconnue
- Type : Déesse ou nymphe
- Usage : Grec classique, mythologique, région copte : culte mineur
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Sources: Wikipedia — Britomartis